Les écoliers entrent dans la danse

Publié le par Jean-Philippe Chognot

L'opéra-théâtre organise depuis fin janvier des rencontres entre ses danseurs et de jeunes Mosellans. Hier, les classes de CM1 de l'école Sainte-Thérèse ont assisté à une répétition du ballet Un pas de côté.
« Aïe ! Ça doit faire mal ! », s'exclame Périnne, la main devant la bouche. A quelques mètres de la fillette, la danseuse Aurélie Garros fait le grand écart avec aisance. « Elle est tellement souple… », s'extasie Laurynn, en se tournant vers ses copines. L'admiration et l'étonnement se mêlent sur les visages des quatre-vingts élèves de CM1 de l'école Sainte-Thérèse de Metz, venus assister hier après-midi à une répétition du corps de ballet de l'opéra-théâtre.
Une séance de questions-réponses a permis aux écoliers de satisfaire leur curiosité. « Est-ce que les garçons peuvent porter des pointes ? », a demandé un garçonnet. « Il faut faire quelle taille pour devenir danseuse ? », s'est enquise une petite brunette. « Combien ça gagne, un danseur ? », s'est interrogé un autre élève, plus terre-à-terre. « Les enfants ont l'air très intéressés. Parfois, des petits viennent même nous demander un bisou ou nous dire : "T'es très belle !" », témoigne en rougissant la jeune Aurélie Garros, qui incarne Carmen. « Il y a quelques jours, un petit garçon voulait même donner son numéro à une danseuse », raconte, amusée, l'organisatrice Solenne Tormen.

Des airs célèbres
L'opération est aussi dépaysante pour les artistes que pour les écoliers. « Les répétitions en public ne sont pas évidentes pour nous parce qu'elles ont lieu dans une salle où nous n'avons pas nos repères », explique le danseur Leonid Pissarenko, en s'étirant. « Nous n'avons pas l'habitude de répéter en public, encore moins devant des enfants, enchérit Aurélie Garros. En plus, ils réagissent à des moments où on ne s'y attend pas. »
Depuis le 26 janvier, l'opéra-théâtre de Metz Métropole multiplie ces rencontres entre enfants et danseurs, en partenariat avec l'Inspection académique de Moselle. « Nous initions les jeunes à la danse classique pour leur donner envie de revenir ensuite avec leurs parents, indique Solenne Tormen. Au total, l'opération aura touché environ 1600 élèves du CE2 à la 5e. »
Pour ce public de petits profanes, le spectacle Un pas de côté a été spécialement créé par le maître de ballet Patrick Salliot. « La chorégraphie décrit l'évolution de la danse du XVIIe siècle à nos jours, explique Leonid Pissarenko. Le ballet est divisé en séquences qui illustrent chacune une époque. » Les jeunes spectateurs reconnaissent des airs célèbres comme Carmen de Bizet ou La Belle au bois dormant de Tchaïkovski. L'opération se terminera par trois représentations du ballet les 10 et 11 mars prochains.

Jean-Philippe Chognot

 

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 12/02/2010, en page 1.

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