Le basket féminin ne surfe pas sur les succès des Bleues

Publié le par Jean-Philippe Chognot

basket-feminin.jpgMalgré les bonnes performances de son équipe nationale, le basket féminin français peine à attirer de nouvelles licenciées.

Le basket féminin français est à la fête. Championne d’Europe l’année dernière, l’équipe nationale aborde avec ambition le prochain championnat du monde (23 septembre au 3 octobre). Pourtant, cette dynamique positive ne provoque aucune émulation chez les amateurs. La preuve en chiffres : le nombre de licenciées stagne à environ 178.000 depuis deux ans. La proportion de féminines est même en légère baisse par rapport au total des licenciés de la Fédération française de basket-ball (FFBB).

« Les résultats des Bleues n’ont absolument aucun impact sur nous, confirme Agnès Sylvestre, présidente du Paris Basket 18, club féminin du XVIIIe arrondissement. D’ailleurs, la plupart de nos jeunes ne connaissent pas l’équipe de France et beaucoup n’ont même jamais regardé de match à la télévision. »

La structure dirigée par Agnès Sylvestre accueille 85 joueuses. Parmi elles, peu suivent l’actualité de la balle orange. « Bien sûr, quelques-unes s’intéressent au basket professionnel mais c’est une minorité, témoigne Assitan Diarra, 17 ans, ailière de l’équipe cadette. Dans l’ensemble, entre coéquipières, nous avons le même type de conversations que les autres filles de notre âge. »

Les seules Bleues que les joueuses du Paris Basket 18 suivent avec intérêt sont les moins de seize ans. Cette sélection compte en effet dans son effectif deux de leurs anciennes coéquipières. Désormais en centre de formation, Awa Sissoko et Olivia EpOùpa ont remporté cet été la médaille de bronze au championnat d’Europe.

Jean-Philippe Chognot

 

La fédération affiche complet

Selon le dernier décompte, la Fédération française de basket-ball compte 456 036 licenciés. En hausse sur les dernières années, cette statistique devrait stagner dans les années à venir, par manque de place. « Nous pouvons difficilement accueillir plus de monde, assure Julien Guérineau, de la FFBB. Il n’y a pas assez de salles. En plus, dans les installations actuelles, nous sommes déjà en concurrence avec d’autres sports comme le futsal et le handball pour obtenir des créneaux. » La situation est particulièrement mauvaise à Paris. « A chaque fois que nous demandons plus de créneaux, la mairie de Paris nous les refuse », regrette Julien Guérineau, qui dirige un des 52 clubs de la capitale.

Publié dans Basketball

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