Dépister la perte d'audition

Publié le par Jean-Philippe Chognot

Audio.jpgL’Institut national de jeunes sourds de Metz a organisé hier des tests de dépistage à l’occasion de la Journée nationale de l’audition.
« Levez le bras lorsque vous entendez un son. » Assise devant un audiomètre, Christine Fleury-Collin, oto-rhino-laryngologue (ORL), teste l’audition de Bernadette. A 46 ans, cette dernière se fait dépister pour la première fois. « Jusque-là, je ne m’en étais jamais souciée mais maintenant, avec l’âge… » Résultat : rien d’alarmant. « Vous perdez un peu sur les aigus mais c’est normal à partir de 40-45 ans », débriefe le médecin.
A l’occasion de la Journée nationale de l’audition, hier, l’Institut national de jeunes sourds (INJS) de Metz a proposé gratuitement ces dépistages. « Nous recevons surtout des personnes âgées ou des personnes qui savent déjà que leur audition baisse mais qui veulent en avoir la confirmation », note Clarisse Hassler, audioprothésiste.
Le test se fait en trois étapes. La première est l’audioscopie : à l’aide d’un otoscope, le praticien contrôle que l’oreille n’est pas bouchée par du cérumen ou de l’eczéma. « Pour les enfants, on trouve parfois un petit pois ou un jouet », ajoute Clarisse Hassler. Ensuite, la tympanométrie sert à déterminer l’état des tympans.
Le dépistage se termine par la phase d’audiométrie. L’ORL ou l’audioprothésiste fait écouter des fréquences aiguës puis graves à la personne dépistée. Il se sert d’un casque normal pour tester l’oreille dans son ensemble, puis d’un petit casque pour l’oreille interne. L’objectif est d’évaluer la perte moyenne d’audition. Le résultat se présente sous la forme d’un graphique appelé audiogramme.

Jean-Philippe Chognot


Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 12/03/2010, en page 4.

Publié dans Local

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