Armée : la réserve en exercice de décontamination

Publié le par Jean-Philippe Chognot

Armee.jpgUne trentaine de chirurgiens-dentistes réservistes se sont formés à la décontamination d’urgence, hier, à l’hôpital Legouest, à Metz.
Ne rien laisser au hasard. Telle est la ligne de conduite que partagent les corps médicaux et militaires. Pas étonnant, donc, que l’HIA (Hôpital d’instruction des armées) Legouest, à Metz, l’applique à la lettre. Par exemple : comment seraient prises en charge des personnes contaminées en cas d’attaque bactériologique ? Pour parer à l’éventualité, l’établissement organisait, hier, une journée de formation sur ce thème.
Une trentaine de chirurgiensdentistes réservistes ont appris le fonctionnement d’une chaîne de décontamination en milieu NRBC (Nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). « Même s’il s’agit d’un scénario rare, les médecins de réserve doivent se former pour pouvoir faire face à une telle situation le cas échéant », explique le chirurgien-dentiste en chef Bruno Peniguel.
En cas de contamination, le patient est acheminé au Centre de décontamination polyvalent (CDP) de l’HIA. L’air y est filtré et le personnel médical est équipé de tenues de protection. Le patient est d’abord pris en charge dans la salle d’accueil. « Un médecin trieur l’examine pour voir s’il est en détresse vitale ou pas », explique l’adjudant Frédéric Pauly-Callot. Cette première étape est aussi administrative et permet la traçabilité du malade.

Enveloppe suspecte
Allongé sur un brancard, le patient est ensuite conduit au poste de déshabillage grâce à un rail. « On découpe ses vêtements à l’aide de ciseaux ou d’un couteau Bordeaux en essayant de ne pas le surcontaminer », indique le médecin en chef Patrick Walkowiak en faisant une démonstration sur un mannequin. Pour finir, le brancard est installé dans une baignoire où le patient est lavé au savon neutre. Au bout de la chaîne de décontamination, la personne contaminée n’est plus contagieuse et peut être prise en charge en milieu hospitalier.
La dernière utilisation de la chaîne de décontamination de l’hôpital Legouest remonte à l’année 2008. Le 14 mars, pendant l’entre-deux-tours des élections municipales, huit personnes avaient été prises en charge après réception d’une enveloppe suspecte à la mairie de Florange. Il s’agissait alors d’une fausse alerte.
Jean-Philippe Chognot

Article publié dans Le Républicain Lorrain, édition de Metz-Orne, du 26/03/2010, en page 3.

Publié dans Local

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